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February 07 Tafsîr Sourate Al QadrTafsiir Sourat Al Qadr Source: Tafsîr Ibnou Kathîr
ï "Inna anzalnahu fii laylati l-qadr" "Nous l'avons certes, fait descendre (le Coran) pendant la nuit d'Al-Qadr". Allah nous informe par ce premier verset qu'Il a fait descendre le Coran pendant laylaotu l-qadr (la nuit de la destinée). Cette nuit est une nuit bénie, et elle se situe pendant le mois de Ramadan. En effet, Allah a fait descendre le Coran entier en une seule fois du Livre Préservé (lawH al maHfoud: où se trouvent toutes les paroles d'Allah) vers le ciel le plus bas. E Il existe sept cieux, l'un au dessus de l'autre.
Ensuite, le Coran a été révélé au Prophète Mouhammad (salla-llahou ‘alayhi wa sallam) en vingt trois ans et par rapports aux événements. ï Les versets "Wa maa adraka maa laylatou l-qadr; laylatou l-qadri khayroune min alfi chahr" "Qu'est-ce qui peut te faire comprendre ce qu'est laylatou l-qadr? Laylatou l-qadr vaut mieux que mille mois."
Cela montre le haut rang qu'Allah a donné à cette nuit, laylatou l-qadr, parce que le Coran est descendu durant cette nuit. Faire de bonnes actions en cette nuit vaut mieux que de faire des bonnes actions pendant mille mois (ce qui correspond à plus de 83 ans). C'est pour cela qu'il faut en profiter et faire beaucoup de prières et invoquer Allah en cette nuit pour obtenir l'énorme récompense de cette nuit. Celui qui, pendant cette nuit, veille en prière pour Allah, et bien Allah lui pardonne toutes ses fautes passées.
ï"Tanazzalou l-malaa-ikatou wa rouHu fiiha bi izni rabbihim min koulli amrin" "En cette nuit, descendent les anges et l'Esprit (JIbrîl), pour tout décret" Durant cette nuit, les anges descendent en grand nombre, avec une abondance de bénédictions, c'est-à-dire avec de bonnes invocations pour ceux qui adorent Allah.
ï "Salaamoum hiya Hatta maTla'i lfajr" "Salut soit-elle jusqu'au lever de l'aube". Sécurité soit-elle contre toute chose. Satan ne peut faire aucune mauvaise action pendant cette nuit et ne peut faire aucun mal. En cette nuit se prescrivent les choses et se prédestinent les termes et les fortunes, c'est-à-dire que tout se décide pour l'année à venir. Elle est du bien toute entière, il n'y a pas de mal en elle jusqu'au lever de l'aube. L'envoyé (salla-llahou ‘alayhi wa sallam) a dit: "J'ai vu en rêve laylatou-ll-qadr, puis on l'a fait oublier. Elle se trouve dans les dix derniers jours du mois de Ramadan."
Le Prophète (salla-llahou ‘alayhi wa sallam) observait la retraite spirituelle dans les dix derniers jours du mois de Ramadan, il (salla-llahou ‘alayhi wa sallam) veillait la nuit, tenait à ce que sa famille restât éveillée, et retenait son vêtement.
Tafsîr Sourate al MassadSurat Al Massad Source: Tafsîr Ibnou Kathîr
Les habitants de Qouraych (Tribu de la Mecque où vivait le Prophète (salla-llahou ‘alayhi wa sallam) se sont rassemblés devant le Prophète (salla-llahou ‘alayhi wa sallam) et il leur dit : - « Est-ce que vous me croiriez si je vous disais qu’un ennemi va venir vous attaquer ? » - « Oui ! » répondirent-ils. Car tout le monde savait que le Prophète Mouhammad (salla-llahou ‘alayhi wa sallam) disait toujours la vérité. Alors le Prophète (salla-llahou ‘alayhi wa sallam) leur dit : « Je viens vous donner une alerte à propos d’un châtiment terrible et proche ! » A ce moment là, l’oncle du Prophète (salla-llahou ‘alayhi wa sallam) a dit : « C’est pour ça que tu nous a rassemblés ? Je te souhaite la mort ! » Alors, Allah (soubhanahou wa ta’âla) a révélé la Sourat Al Massad. L’oncle du Prophète, Abou Lahab, lui faisait beaucoup de mal, il avait de la haine contre lui et le dénigrait.
« Sa fortune ne lui sert à rien, ni ce qu’il a acquit. » Quand le Prophète (salla-llahou ‘alayhi wa sallam) a appelé les gens à croire en Allah, Abou Lahab a dit : « Si ce que Mouhammad (salla-llahou ‘alayhi wa sallam) dit est vrai, le jour de la résurrection, je donnerai en rançon ma fortune et ma progéniture. » Mais Allah répond dans ce verset que son argent et ses enfants ne lui serviront à rien contre la punition d’Allah, ni à personne d’autre.
« Ainsi que sa femme, porteuse de bois » La femme d’Abou Lahab l’aidait contre le Prophète (salla-llahou ‘alayhi wa sallam), alors, le jour de la résurrection, elle aidera à la punition de son mari Abou Lahab. Elle apportera du bois pour attiser le feu dans lequel sera brûlé son mari, Abou Lahab.
« A son cou, une corde de fibres ». La corde au cou de la femme d’Abou Lahab sera en fibres de feu. La femme d’Abou Lahab ne faisait que de dire des mauvaises choses sur le Prophète (salla-llahou ‘alayhi wa sallam). Elle avait un très beau collier et elle a dit : « C’est sûr que je le dépenserai contre Mouhammad » ! (salla-llahou ‘alayhi wa sallam) C’est pourquoi Allah mettra à son cou une corde de fibres de feu à la place de son beau collier qu’elle voulait utiliser contre Mouhammad.
January 18 Leçons à tirer de la vie de l'imam Abou HanifaMosquée de Migennes Discours du vendredi 16/01/2009
Les leçons à tirer de la vie de l’imam Abou Hanifah
La louange est à Allah, Seigneur des univers, et Mouhammad est Son serviteur et Son envoyé salla-llahou ‘alayhi wa sallam. Chers frères et sœurs dans l’Islam, il est clair qu’une communauté ne peut pas avoir de présent si elle ne connaît pas son passé. Et elle n’aura pas d’avenir si elle oublie les mérites de ses pieux ancêtres. Et dans la vie des savants, il y a vraiment des leçons à tirer. D’ailleurs, la communauté de notre prophète (salla-llahou ‘alayhi wa sallam) est la plus glorieuse civilisation et a la plus noble des histoires. En effet, l’histoire de l’Islam fourmille de grands savants et d’imams qui représentent les étoiles de l’Islam. Leur mérite pour cette communauté est équivalent au Soleil pour la Terre, car le savoir est une lumière scintillante qui éclaire la communauté. Grâce au livre d’Allah, ils font revivre les cœurs morts, ils redonnent la vue aux cœurs aveugles, et ils montrent la bonne voie aux gens égarés. Nous avons donc besoin de la lumière de leur savoir et de l’histoire de leur vie pour éclairer l’obscurité de notre situation actuelle. Et c’est en étant fier de nos pieux ancêtres et en prenant modèle sur eux, en ce qui concerne la foi en Allah, que nous seront la meilleure communauté qu’Allah ait envoyée. Allah dit dans le Coran : {Vous êtes la meilleure communauté qu'on ait fait surgir pour les hommes vous ordonnez le convenable, interdisez le blâmable et croyez à Allah}.
Voilà pourquoi, chers croyants, le sujet d’aujourd’hui concerne les leçons de la vie d’un de nos savants. Les savants l’ont surnommé : « le plus grand imam ». Cet imam n’est pas d’origine arabe, mais son père est d’origine perse. C’est pourquoi, chers croyants, l’excellence de notre communauté ne provient pas d’une race, d’une tribu, ou d’une couleur. L’excellence de notre communauté est basée sur sa croyance en Allah et en Son messager (salla-llahou ‘alayhi wa sallam). D’ailleurs, à notre époque, près de la moitié des musulmans dans le monde adore Allah (soubhânahou wa ta’âla) en suivant le mazhâb de cet imam, c'est-à-dire près de 600 millions de musulmans adorent Allah en suivant l’école de jurisprudence de cet imam. C’est le grand imam Abou Hânîfâ Annou’mân ibnou thâbit (rahimahou-llah).
Chers croyants, Aujourd’hui nous allons parler de l’imam de la piété, l’imam du fiqh et l’imam du sacrifice. En effet, l’imam Achâfi’î a dit de lui: « En Fiqh, les gens sont des enfants par rapport à Abou Hânîfâ ». Oui ! Abou Hânîfâ est le premier qui a structuré la science du Fiqh, c’est le premier qui a organisé les chapitres du Fiqh, et c’est le premier qui a posé des fondements et des règles à cette science très importante dans l’Islam, qui est le Fiqh, c'est-à-dire la jurisprudence : les règles de la pratique de l’Islam.
Chers frères et sœurs dans l’Islam, l’imam Abou Hânîfâ est né à Koufa, en Irak en l’an 80 après l’Hégire. Il rencontra un compagnon du prophète (salla-llahou ‘alayhi wa sallam). Il fait donc parti des tâbi’înes. Et le prophète (salla-llahou ‘alayhi wa sallam) a dit que la meilleure génération après les compagnons, c’est la génération des tâbi’înes.
Il est d’une famille musulmane, pieuse, généreuse et très riche par le commerce de vêtements. Il mémorisa le Noble Coran lorsqu’il était encore enfant. Il était toujours dans le magasin de son père. Il était très pris par le commerce de son père jusqu’au jour où Allah mit sur sa route le savant : Al amîr acha’bî. Ce savant vit en lui les signes de l’intelligence et de la vivacité d’esprit, il lui recommanda d’assister aux assemblées des savants et de se dépenser dans le savoir. Le jeune Imam Abou Hânîfâ donna une suite favorable à ce conseil et dirigea ses efforts et son énergie vers les cercles de science, et ceci, sans abandonner son commerce. Il étudia auprès de nombreux savants mais surtout auprès de son professeur, le savant Hammâd Ibnou Abî Soulaymân. Il étudia avec lui le fiqh à un tel point qu’il dépassa le niveau de ses professeurs. Il étudia avec son chaykh pendant dix-huit ans, sans rater un seul de ses cours. Imaginez, chers croyants, pendant dix-huit ans il n’a jamais été absent aux dourouss de son chaykh. Tirons une leçon de ceci, et posons-nous la question à deux fois avant de laisser tomber un cours à la mosquée. Est-ce que j’ai une vraie raison pour ne pas aller au cours de l’imam à la mosquée, pour apprendre la religion d’Allah (soubhânahou wa ta’âla), pour apprendre à propos de mon Seigneur, pour apprendre sur Celui qui m’a crée et pour lequel j’ai été créé.
D’ailleurs, chers croyants, Abou Hânîfâ avait le meilleur comportement avec son professeur, il allait à la maison de son professeur, et il attendait devant sa porte jusqu’à ce que son chaykh sorte pour la prière. Et ensuite il l’accompagnait et lui posait des questions sur la science. Et lorsque son chaykh avait besoin de quelque chose, Abou Hânîfâ s’empressait de lui apporter. Et lorsqu’Abou Hânîfâ faisait la prière, il faisait des dou’â, des invocations pour ses parents et pour son chaykh.
Il en fut ainsi pendant dix-huit ans, jusqu’à la mort de son chaykh. Et après la mort de son chaykh, les savants d’Al Koûfa étaient unanimes, la direction du cercle de Fiqh reviendra à l’Imâm Abou Hânîfâ qui était alors âgé d’une quarantaine d’années. Les étudiants l’ont alors entouré pour puiser dans sa science abondante et son Fiqh.
Chers frères et sœurs dans l’Islam, en ce qui concerne ses efforts dans l’adoration, l’imam Abou Hânîfâ (rahimahou-llah) récitait le coran en entier à chaque période de trois jours et trois nuits. Et il donnait de l’argent en aumône (sadaqa) tous les jours, il jeunait le jour et faisait des prières facultatives la nuit. Et lorsqu’il allait en pèlerinage à la Mecque, on ne le voyait que pendant la prière ou entrain de faire le Tawaf autour de la Ka’ba. D’ailleurs, on rapporte qu’il aurait fait 55 fois le pèlerinage à La Mecque.
Chers croyants, l’Imâm Abou Hânîfâ s’occupait de ses élèves avec ses soins. Il dépensait de son argent pour ses élèves, pour leur faciliter la recherche de la science et leur épargner les difficultés financières. D’ailleurs, lors de la mort de son père il eut en héritage cent mille dirhams. Il dépensa la plupart de cet argent pour la recherche du savoir et pour ses élèves, à tel point qu’il ne dépensait en un mois pour lui et sa famille que deux dirhams. Il a donc dépensé toute sa richesse pour l’Islam.
Chers frères et sœurs dans l’Islam, une des particularités de l’imam Abou Hânîfâ, c’est que, grâce à Allah, il a concilié la vie et la religion: il était un grand commerçant: il vendait des vêtements et en même temps c’était un grand imam, et il appliquait son savoir dans ses relations commerciales avec les gens, en particulier il faisait tous les efforts pour que toute sa vie soit basée sur le halâl, c’est-à-dire le licite.
Un jour, il laissa un de ses associés s’occuper de la vente de vêtements, et il lui a bien montré et expliqué que certains de ces vêtements possédaient un défaut et qu’il devait le signaler aux clients avant qu’ils ne l’achètent. Mais l’associé de l’imam vendit toute la marchandise en oubliant de préciser aux clients qu’il y avait des défauts dans certains vêtements. Lorsque Aboû Hanîfa apprit cela, et qu’il ne pouvait pas retrouver les clients, son âme n’était pas tranquille, jusqu’à ce qu’il décide donner en aumône (sadaqa) tout l’argent de ces vêtements, même l’argent des vêtements qui n’avaient pas de défaut, et ceci de peur de tomber dans le Harâm. Chers croyants, parmi les traditions d’Allah dans cette vie, c’est qu’Il met des épreuves au gens qu’Il aime pour évaluer leur amour pour Lui et pour les récompenser encore plus s’ils endurent et patientent. L’épreuve de l’imam Aboû Hanîfa fut sûrement le jour où le Calife Al Mansour lui ordonna d’être l’équivalent du ministre de la justice à notre époque. Il lui proposa beaucoup d’argent pour le convaincre, mais Aboû Hanîfa refusa de peur de ne plus être juste à cause du Calife. Et par ce refus, il fût frappé et emprisonné. Lorsqu’il sortit de prison, il fût interdit d’enseigner et de faire des fatwas, et ceci jusqu’à sa mort à l’âge de 70 ans. Il est également rapporté, que peu de temps avant que la mort ne le touche, il se prosterna et il mourut. Allahou Akbâr. Et après sa mort, le Califat Al Mansour regretta ce qu’il avait fait à Aboû Hanîfa. Voilà, chers croyants, comment la foi en Allah est plus forte que n’importe quelles épreuves de cette vie d’ici bas. Et lors de la prière de sa mort, il y eu cinquante mille personnes présentes. Qu’Allah fasse miséricorde à notre imam, il nous laissa son savoir et des leçons à méditer. Wa l-hamdouli-llahi rabbi l -‘âlâmine.
December 29 Chapitre 5 : Les dispositions de la Saine Nature (sunan-al-fitra)Mosquée de Migennes Cours de fiqh n°5 14.12.2008
Chapitre 5 : Les dispositions de la Saine Nature (sunan-l-fitra) : Chers croyants, il est d’usage chez les fouqaha (les savants du fiqh) de citer un ensemble de mesures concernant la propreté et l’entretien du corps appelé « sounan al-fitra », qu’on pourrait traduire par : « les règles ou les pratiques associées à la nature humaine ». Cette expression représente les règles qu’Allah a choisies pour Ses serviteurs afin qu’ils aient les meilleurs qualités et la meilleure apparence. Ces règles sont une ancienne tradition choisie par les prophètes et qui coïncide avec les règles de l’islam. Et ces règles de la fitra sont rapportées dans un hadith dans lequel le prophète (salla-llahou ‘alayhi wa sallam) a dit : « Cinq choses font partie de la Fitra : ôter les poils du bas-ventre, la circoncision, se tailler les moustaches, s'épiler les aisselles, se couper les ongles ». Hadith rapporté par Al Boukhârî et Mouslim. Et dans un autre hadith, le Prophète (salla-llahou ‘alayhi wa sallam) a dit : « Dix choses font partie de la Fitra : se tailler les moustaches, laisser pousser la barbe, utiliser le siwak, inspirer l'eau par le nez (lors des ablutions), se couper les ongles, se laver entre les doigts (lors des ablutions), s'épiler les aisselles, ôter les poils du bas-ventre, se purifier avec de l'eau après avoir fait ses besoins ». Et le rapporteur du hadith a dit : « j'ai oublié la dixième chose, à moins que ce ne soit le fait de se rincer la bouche pendant les ablutions ». Hadith rapporté par Mouslim.
a) La circoncision : Elle fait partie des symboles de l'Islam, et le Prophète (salla-llahou ‘alayhi wa sallam) a dit à un homme récemment converti : « Débarrasse-toi des poils de la mécréance et circoncis-toi ». Hadith rapporté par Ibn Mâjah et authentifié par Al Albânî. - Il y a pourtant divergence sur le fait que la circoncision pour les hommes soit obligatoire ou une sounna. Mais la majorité des avis des savants est que la circoncision pour les hommes est une obligation car : c’est un rite de l’islam, elle fait partie de la tradition d'Ibrahim (‘alayhi-s-salâm), et ceci d’après le hadith dans lequel le Prophète (salla-llahou ‘alayhi wa sallam) a dit : « Ibrahim, l'ami du Miséricordieux, s'est circoncis après avoir dépassé l'âge de 80 ans ». Hadith rapporté par Al boukhârî et Mouslim. Or Allah a ordonné au Prophète (salla-llahou ‘alayhi wa sallam) de suivre la tradition d'Ibrahim (‘alayhi-s-salâm).en effet, Allah dit : {Puis Nous t'avons révélé : Suis la religion d'Abraham qui était voué exclusivement à Allah}. S 16, v 123. - Quant à la date pour faire la circoncision, aucun texte authentique ne précise la date pour la circoncision. Cependant, il existe des hadiths jugés faibles mais qui se renforcent mutuellement : il est rapporté que le Prophète (salla-llahou ‘alayhi wa sallam) a sacrifié les moutons de la ‘Aqîqa (sacrifice en l’honneur d’une naissance) pour Al Hassan et Al Hussayn et les a circoncis sept jours après leur naissance. Hadith rapporté par Attabarâni. Et d'après Ibnou Abbas : « Sept choses font partie de la Sunna le septième jour de la naissance du nouveau-né : lui donner un nom, le circoncire,… ». Hadith rapporté par Attabarâni. C’est la raison pour laquelle certains savants estiment qu’il est recommandé de pratiquer la circoncision au septième jour de la naissance. Quant à la date limite, Ibnou-l-Qayyim dit : « Il n’est pas permis au tuteur de retarder la circoncision du garçon jusqu’à ce que ce dernier atteigne la puberté ». b) Le Siwak : le siwâk signifie le fait de se brosser les dents. Il peut désigner également le moyen avec lequel on se brosse les dents. C’est utiliser un bâtonnet de arâq (ou une chose similaire) pour garder les dents propres. Le siwâak est conseillé à tout moment, en effet, le prophète a dit : « Le siwak est une purification pour la bouche, et il entre dans l’agrément du Seigneur ». Hadith rapporté par Annisaï et Ahmad. Mais plus encore, il est conseillé d’utiliser le siwâk à des moments bien précis comme : - Lors des ablutions, en effet, le Prophète (salla-llahou ‘alayhi wa sallam) a dit : « Si je ne craignais pas de surcharger ma communauté, je leur aurai ordonné d'utiliser le Siwak lors des ablutions ». Hadith rapporté par Ibn Mâjah et authentifié par Al Albânî
- Avant la prière, en effet, le Prophète (salla-llahou ‘alayhi wa sallam) a dit : « Si je ne craignais pas de surcharger ma communauté, je leur aurai ordonné d'utiliser le Siwak avant chaque prière ». Hadith rapporté par Al boukhârî et Mouslim. - Lors de la lecture du Coran, en effet, d'après Ali Ibn Abi Talib (radiya-llahou ‘anhou): le Prophète (salla-llahou ‘alayhi wa sallam) nous a ordonné d'utiliser le Siwak et a dit : «Lorsqu'une personne se lève pour prier, un ange se place derrière elle pour écouter le Coran et se rapproche. Puis il ne cesse d'écouter et de se rapprocher, jusqu'à poser sa bouche sur celle de la personne. Ainsi, il n'est pas un verset qu'elle lit sans qu'il ne soit dans le corps de l'ange ». Authentifié par al Albanî
- Avant d'entrer chez soi, en effet, il est rapporté qu’un jour on demanda à ‘Âïcha (radiya-llahou ‘anha): « Quelle était la première chose que le Prophète faisait lorsqu'il entrait chez lui ? » Elle répondit : « Il utilisait le Siwak ». Hadith rapporté par Mouslim. - Lorsqu'on se lève la nuit, en effet, d'après Houdheyfa (radiya-llahou ‘anhou) : « le Prophète (salla-llahou ‘alayhi wa sallam), lorsqu'il se levait pour prier la nuit, se nettoyait la bouche à l'aide du Siwak ». Hadith rapporté par Al boukhârî et Mouslim.
c) Laisser pousser la barbe : il y a divergence sur le fait qu’elle soit obligatoire ou très recommandée. Dans tous les cas, le Prophète (salla-llahou ‘alayhi wa sallam) a ordonné de la laisser pousser car il dit dans un hadith « Diminuez de vos moustaches et laissez vos barbes pousser, distinguez-vous des adorateurs du feu ». Hadith rapporté par Mouslim. Et le Prophète (salla-llahou ‘alayhi wa sallam) a dit : « Distinguez-vous des polythéistes! Laissez pousser vos barbes et taillez vos moustaches » Hadith rapporté par Al boukhârî et Mouslim. d) En ce qui concerne le fait de se couper les ongles, de se tailler les moustaches, de s'épiler les aisselles, et d’ôter les poils du bas-ventre, il n’y a pas de moment précis pour le faire : la seule limite est la constatation de leurs longueurs et le besoin de les couper, tailler ou épiler. Néanmoins, une date limite de quarante jours est fixée. En effet, il est de la sounna de ne pas retarder ces pratiques au delà de cette limite conformément au hadith de Anas (radiya-llahou ‘anhou) : « Le Prophète (salla-llahou ‘alayhi wa sallam) nous a fixé un moment pour couper les ongles, épiler des aisselles et le bas ventre : ne pas les laisser au-delà de quarante jours ». Hadith rapporté par Mouslim. e) Le caractère détestable du fait d'enlever les cheveux blancs : D'après Amrou Ibnou Chou'ayb, d'après son père, d'après son grand-père : le Prophète (salla-llahou ‘alayhi wa sallam) a dit : « N'enlevez pas vos cheveux blancs. Tout cheveu blanc qui aura poussé alors que la personne était dans l'Islam sera une lumière le Jour du Jugement ». Hadith rapporté par Ibn Mâjah et authentifié par Al Albânî. Chapitre 4 : Les règles de bienséance pour faire ses besoinsMosquée de Migennes Cours de fiqh n°4 29.11.2008
Chapitre 4 : Les règles de bienséance pour faire ses besoins
Chers croyants, Parmi les grandeurs de la Charia est qu’elle n’a laissé aucun bien, aussi infime soit-il, sans le montrer et l’ordonner. Elle interdit le mal, petit ou grand, comme elle demande de l’éviter. Ceci a surpris des non-musulmans, et a attiré leur admiration pour cette religion. Les mécréants disaient à Salman al-Farissi (radiya-llahou ‘anhou): « Votre Prophète vous a tout enseigné, même la manière de faire vos besoins ? ». Salman a répondu : « Bien sûr que oui ... ». Hadith rapporté par Mouslim. En particulier, il existe dans la Charia beaucoup de règles les besoins naturels (urine ou excréments). En voici quelques-unes :
1) Si on se trouve en pleine nature, il est conseillé de s'éloigner pour ne pas être vu. En effet, ce n’est pas convenable d’être vu par quelqu’un et le fait de découvrir les parties intimes devant autrui est illicite. Jâbir a dit : « Nous sortîmes un jour en voyage avec le Prophète. Il n'effectuait ses besoins qu'après s'être éclipsé pour ne pas être vu ». Hadith rapporté par ibn Mâjah et authentifié par Al Albâny.
2) Il est recommandé de ne pas entrer aux toilettes avec quelque chose qui porte le nom d’Allah comme une bague gravée du nom d’Allah ou quoi que ce soit du même genre… En effet, glorifier le nom d’Allah fait partie des devoirs du musulman. Allah dit dans le Coran : {Et quiconque glorifie les ordres sacrés d'Allah, s'inspire en effet de la piété des cœurs}. S 22, v32. Si cette bague ou cet objet portant le nom d’Allah est caché par quelque chose ou dans la poche par exemple, il est permis de rentrer avec, mais le mieux étant de ne pas rentrer avec. Et dans le cas où la personne risque de le perdre en le laissant à l’extérieur, il est permis de rentrer avec car cela devient un cas de force majeur, et Allah est le plus savant. 3) Entrer aux toilettes en disant : « Bismillah » (Au nom d’Allah) et en ajoutant la du’â : Allahoumma inni a’ouuzou bika mina-l-khoubthi wal-khabâ-ith. Effet, le Prophète (salla-llahou ‘alayhi wa sallam) dit : « Le voile qui protège les parties intimes des enfants d’Adam des yeux des djinns en entrant aux toilettes, consiste en ce que l’un d’entre vous dise: Bismillah ». Hadith rapporté par At-Tirmidhi et Ibn Majah et jugé bon par al-Albani. Et Anas (radiya- llahou ‘anhou) a dit : « lorsque le messager d’Allah (sallallahou ‘alayhi wa sallam) allait aux toilettes, il disait : « Allahoumma inni a’oudhou bika minal-khoubthi wl-khaba-ith », c'est-à-dire : « Seigneur Dieu ! Je cherche protection auprès de Toi contre les démons mâles et femelles ». Hadith rapporté par Al-Boukhari et Mouslim.
4) Entrer aux toilettes par le pied gauche et sortir du pied droit, ceci en raison du fait qu'on utilise la droite pour les activités nobles, et la gauche pour les autres. 5) On ne doit pas uriner ou faire ses besoins face à la Qibla, à moins qu’un mur ou quelque chose de semblable n’y fasse obstacle. En effet, Aboû Ayyoûb Al-Ansâry (radiya-llahou ‘anhou) rapporte du Prophète (salla-llahou ‘alayhi wa sallam) qu'il a dit : « Lorsque vous désirez faire vos besoins, ne le faites pas face à la Qibla et ne lui tournez pas le dos. Qu'elle soit à votre droite ou à votre gauche ». Ayyoûb Al-Ansâry a dit également : « En nous rendant au Châm (la région de la Syrie Actuelle), nous trouvâmes des lieux de toilette qui avaient été construits en direction de la Ka'bah. Nous nous orientions donc différemment [durant nos besoins] et demandions pardon à Allah le Très Haut ». Hadith rapporté par Al-Boukhari et Mouslim. Ibnou 'Omar (radiya-llahou ‘anhouma) dit : « Un jour, je suis monté sur le toit de la maison de Hafsah (radhia-llâhou anhâ) et j'ai vu le Prophète Mouhammad (salla-llâhou 'alayhi wa sallam) (occupé à) faire ses besoins, face au châm et dos à la ka'bah ». Hadith rapporté par Al-Boukhari et Mouslim. 6) Il est bon de s’abstenir de parler. Il est rapporté qu’un homme est passé devant le Prophète (salla-llahou ‘alayhi wa sallam) qui était en train d’uriner et l’a salué et le prophète (salla-llahou ‘alayhi wa sallam) ne lui a pas répondu. Hadith rapporté par Mouslim. La grande partie des savants ont détesté le fait de parler sans nécessité aux toilettes, sauf dans les cas de force majeure.
7) Ne pas faire ses besoins dans des lieux fréquentés par les gens : leurs chemins, les endroits où ils viennent pour parler ou pour chercher l’ombre. Le Prophète (salla-llahou ‘alayhi wa sallam) dit : Il est interdit d'effectuer ses besoins sur les chemins empruntés par les gens ou en des endroits ombragés [où les gens se reposent] : Aboû Hurayra rapporte du Prophète qu'il a dit : « Craignez les deux causes de malédiction". Les Compagnons demandèrent : « Quelles sont-elles ô messager d'Allah? ». Il répondit : « C'est le fait d'effectuer ses besoins sur les chemins empruntés par les gens ou en des endroits ombragés [où les gens se reposent] ». Hadith rapporté par Mouslim.
8) Il est interdit d’uriner dans une eau stagnante. En effet, le compagnon Jâbir ibnou ‘Abdillah dit : « Le Messager d’Allah (salla-llahou ‘alayhi wa sallam) a interdit que l’on urine dans l’eau stagnante ». Hadith rapporté par Mouslim. 9) Ne pas uriner en position debout sauf si on est à l’abri d’éclaboussures. Il est permis d'uriner debout, bien que la position assise soit préférable. Houdhayfah (radiya-llahou ‘anhou) rapporte : « Le Prophète se rendit près d'une déchetterie et y urina debout. Je m'éloignais donc et il me dit alors : "Approche-toi" [afin de le cacher du regard des gens]. Je me rapprochais donc jusqu'à une courte distance de ses jambes. Il effectua ensuite ses ablutions et essuya ses pieds par dessus ses chaussons ». Hadith rapporté par Muslim. La position assise est préférable car c'est la position la plus courante que le Prophète adoptait lors de ses besoins.
10) Il ne faut pas prendre son sexe avec sa main droite pendant que l'on urine, ni se laver avec cette main. Ceci est fondé sur la parole du Prophète (salla-llahou ‘alayhi wa sallam) : « Lorsque l’un d’entre vous urine, qu’il ne tienne pas son sexe par la main droite, qu’il ne fasse pas sa toilette par la main droite et qu’il ne respire pas dans un récipient ». Hadith rapporté par Al Boukhâry.
11) Après al istinjâ (lavage des parties intimes), se laver les mains sur la terre ou avec autre chose comme du savon. En effet, Abou Hourayra dit : « Lorsque le Prophète (salla-llahou ‘alayhi wa sallam) allait faire ses besoins, je lui apportais un récipient en cuivre ou en peau. Après quoi, il se purifiait, puis essuyait ses mains sur la terre (afin de les purifier) ». Hadith rapporté par Abou Daoud, An-Nassa’i et Ibn Majah
12) Il est recommandé d’attendre quelques secondes avant de se purifier jusqu’à la cessation des dernières traces d’urine. Il est également recommandé d’asperger son sexe et son vêtement (slip, caleçon…) d’eau lorsqu’on a un doute.
13) Se nettoyer au moyen de l’eau ou d’une matière sèche (pierre, papier toilette…). Il est préférable de s’essuyer puis de laver avec de l’eau car ‘Aïcha (raDya-llahou ‘anha) dit aux femmes : « Recommandez à vos maris l’usage de l’eau, la pudeur m’empêche de le leur dire en face, le Prophète, (salla-llahou ‘alayhi wa sallam) lui, le faisait ». Hadith rapporté par Ahmed
14) Il n’est pas indispensable de faire « al-istinja » lorsqu’on laisse échapper un gaz intestinal. Faire « al-istinja » suite à un gaz intestinal n’est ni dans le Coran ni dans la Sounna de son Messager. 15) Il est recommandé de sortir des toilettes en disant : « ghoufrânak », « J’implore Ton Pardon (Ô Allah) ». En effet, ‘Âicha (radiya-llahou ‘anha) a dit : « Lorsque le messager d’Allah (salla-llahou ‘alayhi wa sallam) sortait des toilettes, il disait : ghoufrânak ». Hadith rapporté par Abouu Dâwoud et authentifié par Al Albâny. |
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